Le ministre de la transition écologique, François de Rugy a évoqué sur RTL les projets qu’il comptait mettre en place pendant son mandat. Concernant les automobiles, il s’est déclaré très intéressé par les différentes alternatives aux voitures polluantes que sont les voitures électriques, hybrides et hybrides rechargeables.

Une prime de 1.000 à 2.000 euros

« Nous allons en discuter avec le gouvernement, nous allons en discuter avec les constructeurs, il faut qu’il y ait une subvention à l’achat pour l’hybride rechargeable », a indiqué F. de Rugy. Si la prime aux véhicules électriques neufs est actuellement de 6 000 euros, il espère proposer une prime de 1 000 à 2 000 euros pour les voitures hybrides rechargeables.

Les hybrides rechargeables, encore onéreux car embarquant deux technologies et des batteries de capacité significative, sont capables de rouler en tout électrique sur plusieurs dizaines de kilomètres. La batterie de ces véhicules peut se recharger sur le réseau électrique conventionnel et présente autonomie plus important en full-électrique que celle des véhicules hybrides classiques, qui ne se rechargent qu’en roulant.

Les véhicules hybrides classiques ne seront toutefois pas concernés par ce coup de pouce car « le marché permet aujourd’hui de vivre sans prime« , a stipulé François de Rugy. Ces bonus sont financés par le malus sanctionnant l’achat de véhicules les plus polluants en terme de CO2.

L’objectif du tout électrique en 2050

Il ambitionne atteindre le « zéro utilisation d’énergie fossile« , c’est-à-dire ni essence, ni diesel dès 2050. « Le salon de l’automobile aujourd’hui à Paris, ce n’est plus le salon de l’essence ou du diesel« , a-t-il affirmé

Mardi 9 octobre, il plaidera « pour une baisse de 40% des émissions CO2 des voitures en 2030« , lors du prochain conseil des ministres européens de l’environnement.