La firme de Billancourt a annoncé jeudi « plus d’un milliard d’euros » d’investissementen France d’ici à 2022 pour le développement et la production de véhicules électriques.

Renault va fabriquer des VE dans son  usine de Douai, dans le Nord, à partir de 2021 et va doublier les capacités de production de sa citadine électrique Zoe dans l’usine de Flins, dans les Yvelines, lors des quatre prochaines années.

Renault ZOE à Lyon

L’objectif de la marque au losange est de faire de la France « un pôle d’excellence du véhicule électrique de Renault dans l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi », qui a vendu 10,6 millions de véhicules dans le monde en 2017.

L’élément-clé du dispositif souhaité par Carlos Ghosn devrait être l’introduction d’une nouvelle plate-forme technique de l’Alliance, dédiée aux véhicules électriques, à Douai devenant le deuxième site d’assemblage Renault de véhicules électriques après Flins. Actuellement, Nissan et Renault, tous deux leaders de la mobilité électrique avec leurs best-sellers Renault Zoe et Nissan Leaf, produisent ces véhicules avec des composants élémentaires différents.

Carlos Ghosn

Le projet prévoit de doubler les capacités de production de Zoe et le lancement d’une nouvelle version à l’usine de Flins: d’ici à 2022, les capacités de production de la Zoe devront passer de 60 000 unités par an en 2018 à environ 120 000, confortant le modèle étendard « Zero Emission » du constructeur.

L’usine de moteurs de Cléon en Seine-Maritime verra sa capacité de production de moteurs électriques tripler (passant de 80 000 à 240 000) et la mise en oeuvre d’un moteur de nouvelle génération en 2021. Quant à l’usine de Maubeuge elle sera en charge de production de la future génération de la famille Kangoo, dont la Kangoo ZE électrique.